Le jour où j’ai décidé de devenir Avocate !

 

Devenir Avocate est pour certaines d’entre nous une évidence.

 

Comme pour Manon la Pénaliste :

« La vocation pour l’avocature a toujours été présente en moi. Une fois passées les envies enfantines et éphémères de devenir maîtresse, docteur ou encore vétérinaire, la profession d’avocat s’est imposée à moi comme une évidence. Je savais que j’étais faite pour ça.

Et puis, au fur et à mesure des années, la vocation a grandi. Elle m’a envahie toute entière jusqu’à être une partie inhérente de ma personnalité. C’est une source de bonheur dans ma vie, ce sans quoi mon quotidien perdrait de son intérêt et de son mordant.

Le fait de pouvoir transformer cette passion en un métier est une chance ; et c’est ainsi que porter la robe un jour est devenu l’objectif de ma vie. Lorsque le travail peut devenir un plaisir, on ne rechigne pas à la tâche. Alors, munis de ma seule détermination et de mon goût de l’effort, j’ai enchaîné les années d’études et les périodes de stage avec une obstination sans faille. A la fin de ce parcours, c’est avec une grande émotion que j’ai appris que j’étais major de ma promotion dans la matière qui me tient le plus à cœur : le droit pénal. Puis, quelques mois plus tard, c’était l’aboutissement de ce long projet avec la réussite de l’examen d’entrée à l’école des avocats.

Comme quoi, certains rêves de petite fille peuvent devenir réalité. »

 

Pour d’autres devenir Avocate ne fut pas une évidence, mais la route menant à ce métier fut le moyen de découvrir une vocation !

 

Comme Julia la touche à tout en Droit privé :

« J’ai toujours regardé les avocates avec admiration, mon premier exemple fut ma grand-mère. Une des premières femmes avocate d’Algérie. J’étais une cancre au lycée et aucune matière ne m’intéressait particulièrement, même si j’avais une aisance certaine dans les langues et les matières littéraires. Puis est venu le choix de l’orientation, et, face aux professeurs et à ma famille qui me dirigeaient vers des métiers de l’artisanat, sous-entendant que je n’avais pas les capacités intellectuelles pour des études plus poussées, je me suis rebiffée. J’ai choisi le Droit comme protestation et la réussite comme revanche. Je ne me suis jamais donnée le droit à l’échec, comme un pied de nez à ceux qui n’avaient pas cru en moi.

J’ai par la suite choisi de me spécialiser dans le Droit privé afin de défendre les particuliers. Puis j’ai passé l’examen d’entrée à l’école d’avocat, que j’ai réussi, ce qui fut pour moi une grande fierté. J’ai atteint un premier objectif, celui d’être (bientôt!) avocate, mais il m’en reste beaucoup. Lutter contre les à priori et les inégalités reste pour moi une motivation première et un but, dont ce blog participe. »

 

Ou comme Eulalie la Généraliste :

« A la fin du lycée, l’idée de faire des études de droit s’est vite imposée. J’ai trois grands frères et j’ai toujours eu le sentiment profond d’avoir dû me battre plus fort pour avoir les mêmes privilèges qu’eux. Ce combat pour me démarquer passait par une meilleure compréhension du monde et de ses mécanismes.

Toutefois, malgré cette assurance feinte, j’ai toujours manqué de confiance en moi. Durant mes études de droit, je me suis fixée des objectifs qui me paraissaient à la hauteur de mes moyens. Je me sentais simplement capable d’obtenir une licence. Cependant, la vie réserve souvent des surprises et m’a poussée à revoir mes prétentions modestes à la hausse. En plein doute sur mon avenir, une amie à l’époque élève-avocate m’a conseillé d’aller travailler au sein d’une juridiction pour gagner de l’expérience, et prendre le temps de faire le point sur ce que je voulais faire. C’est ainsi que j’ai travaillé pendant deux ans au Tribunal de Grande Instance de Colmar, deux ans durant lesquels j’ai appris à me faire confiance et où j’ai observé aussi le chemin tortueux des justiciables dans cette machine judiciaire. J’ai fini donc par me dire que je pouvais aider en mettant à profit mes compétences juridiques et mon expérience judiciaire.

Devenir Avocate n’était peut-être pas une évidence, mais maintenant que je suis à l’école je ne regrette rien. Je découvre chaque jour de nouvelles facettes insoupçonnées de ma personnalité et des ressources que je ne pensais pas posséder. Ce métier est devenu sans conteste ma vocation, comme quoi il suffit parfois de croire en soi ! »

 

Ou bien comme Léa l’Affairiste passionnée de Propriété intellectuelle :

« La décision de devenir avocat a été le fruit d’une série de hasards puis s’est imposée à moi, progressivement mais sûrement !

A la base, j’ai toujours voulu apprendre un tas de langues étrangères et je préférais les sciences humaines et sociales aux sciences pures et dures. Du coup, après le bac, j’ai étudié les sciences politiques, l’économie et le droit. Séduite par le droit, je décidais alors de m’engager sérieusement dans cette voie !

Au départ, j’étais attirée par le droit privé, et surtout par le droit des affaires avec un énorme coup de cœur pour la propriété intellectuelle !

Après avoir passé quelques années à l’étranger, je décidais de sauter le pas et de me lancer le défi de passer ce fameux examen d’entrée à l’école d’avocat ! Je m’attendais à ce que ce soit difficile, je n’ai pas été déçue : un vrai marathon de révisions carrément éprouvant ! Avec le recul, cela en valait largement la peine car j’ai (enfin) trouvé ma voie professionnelle.

Désormais, grâce à la formation à l’école d’avocat, je découvre les différents aspects de la profession et développe un intérêt grandissant pour la défense des particuliers. »

D’autres étudiantes en droit ont eu des parcours plus atypiques et devenir Avocate est pour elles le commencement d’un nouveau projet de vie :

 

Comme Julie l’adepte en Réparation du Préjudice Corporel :

« Je ne pensais pas devenir un jour avocate, c’est une vocation tardive mais cela m’est tombée dessus comme une évidence.

J’ai eu un bac ES, une fois ce dernier en poche, je ne savais pas bien à quoi consacrer ma vie, c’est pourquoi, je me suis inscrite en fac de droit en me disant que ça me laisserait un maximum de portes ouvertes. Une fois mes études terminées je me suis lancée en créant une autoentreprise dans l’immobilier et, suite à ma première grossesse j’ai voulu revenir à mon premier amour : le droit. Le marché du travail n’étant pas toujours des plus faciles, les portes se fermaient à moi pour « manque d’expérience ». J’ai alors décidé de me réinscrire à la faculté pour pouvoir faire des stages et acquérir de l’expérience. J’ai donc choisi, pas tout à fait au hasard, de m’inscrire à l’institut d’études judiciaires pour la préparation de l’examen d’entrée à l’école d’avocat. Je me suis finalement prise au jeu, je n’ai effectué aucun stage et j’ai travaillé comme une acharnée pour décrocher le ticket d’entrée.

Je suis entrée, comme mes futures consœurs et amies à l’école des avocats de Strasbourg en janvier 2017. C’est une expérience formidable et je ne regrette en rien tous ces mois de sacrifices nécessaires pour arriver au but.

C’est simple : si c’était à refaire je referais exactement la même chose. »

 

Ou comme Nathalie la globe-trotter de l’Union Européenne :

« J’ai fait un bac L. Parce que c’est là que se trouve ma vraie sensibilité : dans les mots, et pas dans les chiffres. Après une année d’Hypokhâgne, j’ai atterri en 2ème année de Droit à Toulouse. Très vite, je suis emballée par l’éventail de possibilités offertes. Problème : impossible de faire mon choix. Tant pis, je décide d’avoir plusieurs vies, comme les chats ! Enthousiasmée par le Droit International et européen, (façon pour moi de ne me fermer aucune porte et parce que j’ai envie de comprendre comment fonctionne tout ce micmac de l’Europe), je pars avec l’emblématique programme Erasmus, à Barcelone. A partir de là, l’envie de voyager ne m’a plus quitté !

A l’issue de cette expérience, je me suis dit : à y être, autant être avocate, ça peut toujours servir. Après plusieurs mois de révisions acharnées, en pleine chaleur estivale, j’obtiens finalement le sésame d’entrée à l’École d’Avocat grâce à une bonne préparation avec un ami et une forte motivation. Je ne me sentais pourtant pas assez mûre pour entrer dans cette profession. Alors je n’ai pas voulu me précipiter pour prêter serment.

J’ai travaillé pendant 3 ans et demi dans le domaine des Affaires Publiques pour l’industrie pharmaceutique générique. J’y ai vu le centre névralgique de la vie politique et les enjeux de santé publique qui y sont liés. Cela m’a beaucoup appris. Ensuite, j’ai pris mon sac à dos et je suis partie en Amérique Latine pendant près d’un an (de Cuba au Pérou en passant par le Guatemala, les Iles San Blas, la Colombie etc.). Et là aussi, cela m’a éclairé sur l’importance de l’accès au Droit pour les minorités: je me souviens notamment des tourments d’une association humanitaire prenant en charge des orphelins victimes du narco-trafic, face à l’origine des financements dont ils dépendent.

Ces expériences hors des sentiers battus, m’ont aujourd’hui permis de trouver la vraie motivation de devenir Avocate. L’Avocate peut mettre ses compétences au service d’une cause, d’une industrie, d’un secteur, d’un enfant, d’un homme, d’une femme.

 

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